Dernier Recours

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Pour la survie de l'État d'Urgence

Du 2 au 4 mars 2001, sur le Parc Hydro-Québec coin Ste Catherine et Clark, ATSA monta l'intervention Dernier Recours. En état de siège durant 50 heures consécutives, nous avons campé en plein centre-ville à -25ºC et avons recueilli plus de 700 signatures pour la survie de l'État d'Urgence. L'ambiance des camps de réfugiés était à l'honneur avec le feu, la soupe de la Old Brewery et des dons de vêtements chauds de Village Valeurs ainsi qu'une exposition-photos et projections-vidéos témoignant de ces trois années d'existence de l'État d'Urgence. Un match d'improvisation entre comédiens de la Ligue Nationale d'Improvisation et gens de la rue reflétait la vitalité de l'État d'Urgence comme lieu d'échange et d'entraide dans la communauté.

Cette performance politique fut montée dans le but de mettre de la pression médiatique sur la Ville de Montréal et les Forces armées canadiennes afin que les événements État d'Urgence, que nous montons depuis trois ans, deviennent une tradition d'entraide alternative dans notre paysage urbain hivernal. Plusieurs lettres furent envoyées et le dossier reste à suivre.

Avec l'État d'Urgence, ATSA prend la rue pour créer un événement alternatif qui redonne une tribune aux plus démunis, qui déguettoïse la marginalité, qui responsabilise les individus et les institutions face à la misère humaine ici et dans le monde. L'État d'Urgence est une expérience qui change notre vision du monde et nos rapports humains. Ce concept devrait s'élargir à plusieurs villes canadiennes et est exportable internationalement.

 

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Photos : © ATSA


notre Proposition

Nous proposons donc que l'État d'Urgence reste ponctuel et devienne lui-même itinérant, se promenant chaque année dans une ville canadienne différente à commencer par Montréal. De cette manière, il ne privilégierait pas qu'une population unique mais tout le pays, de Halifax à Vancouver, en faisant la promotion d'une identité empreinte de compassion et défendant des valeurs humanistes au travers de manifestations artistiques politiquement neutres. Nous pensons que la sécurité nationale et l'effritement social passe aussi par l'éducation et l'apprentissage de la tolérance. Combien de conflits mondiaux auraient pu être évité grâce à ces valeurs ? Il s'étalerait sur une période de une à deux semaines et changerait de ville à chaque année pour commencer par la place Émilie Gamelin à Montréal.

La Place Émilie Gamelin est un lieu de prédilection pour cet événement puisque sœur Émilie Gamelin sera béatifiée cette année pour y avoir aider les plus démunis. De plus, au dire de la police et des commerces du centre-ville, la présence du camp diminue la population errante et indésirable dans les rues et aide à contrôler sa criminalité. À peu de frais, le camp est un investissement solide pour tout le monde et devrait devenir une tradition reflétant nos valeurs...

 

À Lire

» La lettre à l'Honorable Art Eggleton, ministre de la défense nationale et JMG Baril, chef d'état major de la défense nationale (pdf)

» La lettre à M. Pierre Bourque, maire de Montréal ainsi qu'aux membres du comité exécutif (pdf)