twittermyspacefacebookyoutubeinstagram
© ATSA
atsa
Montréal
1999

Un Noel au camp

En collaboration avec le Musée d'Art Contemporain et les Forces Armée canadienne ( 11 jours ). Le symbolisme de l'État d'Urgence 98 s'inscrit dans un besoin réel et le camp est remonté. Clôturant cette trilogie sur l'itinérance et l'exil, une grande roue et un tipi sont érigés sur le site et viennent exposer la problématique de la disparition des populations nomades et du cantonnement des autochtones dans des réserves. À l'heure de la mondialisation, ATSA s'interroge sur l'avenir de ceux qui n'ont pas d'identité territoriale fixe. 
 
La ville nous refusant le Square Berri 24 heures avant l'événement, elle nous oblige à devenir nous même des réfugiés en quête de terre d'accueil. SNC Lavalin nous prête ses terrains, prouvant toute la pertinence de l'intervention et dénonçant le manque de jugement et de vision d'une fonction publique qui boycotte et refuse à ses citoyens leur droit le plus fondamental : se sentir responsable d'autrui. Toujours entre la virtualité et l'hyper réalisme, nous avons hébergé plus de 800 personnes, servit 5000 repas et distribué pour 25 000 $ de vêtements chauds. La dernière étape sera le lègue de cette infrastructure à la société pour qu'à chaque hiver le camp soit remonté et devienne une terre d'accueil où l'on peut vivre, manger et dormir 24 / 24 hrs.

 

diaporama